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6 juin 2001
Montreux (Suisse) — Play Record Stop |
| Ce compte-rendu a été publié dans le n° 41 de Rétro-phonia magazine. |
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Play Record Stop hisse l’Audiorama au rang des plus importants musées du genre. De plus, la fabuleuse collection de Nagra portables et spécifiques, constitue le point d’orgue de l’exposition.
Play Record Stop est une exposition unique dédiée à l’enregistrement, étant donné son ampleur et sa qualité. Au vu du succès rencontré, elle restera encore ouverte au public en 2002. Conçue sur deux axes, le son et la vidéo, l’exposition retrace plus d’un siècle d’enregistrement de 1877 à nos jours, et offre un aperçu des technologies d’aujourd’hui et de demain. Elle est la première exposition simultanée du son et de l’image.
Très riche et complète, la présentation comprend aussi 50 ans d’histoire avec la fabuleuse collection de Nagra, véritable trésor de l’exposition.
Plus de 560 pièces sur une surface de 450 m2, d’une valeur socioculturelle inestimable, sont exposées pour la première fois, grâce à Jean-Marc Nicolas, conservateur de l’Audiorama et concepteur de Play Record Stop.
Le visiteur est d’emblée séduit par la richesse de l’exposition ; l’approche est à la fois didactique, ludique et culturelle. Le parcours, parsemé de clins d’œil et de références aux grands moments de l’histoire, véritable fil rouge de la présentation, nous guide à travers plus d’un siècle de découvertes scientifiques.
Play Record Stop stimule la curiosité, réveille le souvenir, fait appel aux émotions et nous projette dans l’avenir. Elle interpelle aussi bien les jeunes générations que les anciennes, tant les amateurs, les connaisseurs que les collectionneurs ou encore les professionnels de l’audiovisuel. Nous y découvrons la qualité de la reproduction des sons hi-fi et pénétrons dans le home cinéma où nous sommes confrontés aux sensations apportées par les effets audio.
De tout temps, l’homme a cherché à laisser une empreinte forte de son passé ou de son présent, soit par des dessins ou des sculptures.
Mais le siècle dernier a permis l’enregistrement des sons et leur reproduction (voix et musique), puis des images.
« Nous pouvons affirmer que le phénomène de l’enregistrement s’est déroulé en un siècle ; avant, il y avait les prémisses, après nous avons été confrontés aux modifications, aux adaptations et aux miniaturisations », constate Jean-Marc Nicolas.
L’exposition comprend des pièces uniques réalisées par les plus grands créateurs du siècle dernier. Parmi les pays ayant joué un rôle de précurseurs dans l’évolution de l’enregistrement, relevons la présence
de la France, des USA, de l’Allemagne, de l’Italie, de l’Espagne, de la Grande Bretagne, du Japon, de la Chine, de la Hollande, de la Belgique, sans parler de la Suisse qui s’est rapidement retrouvée en tête d’affiche grâce à l’ingéniosité d’entreprises telles que Revox, Thorens, Studer et Kudelski, pour ne citer qu’elles.
L’exposition débute avec le fameux texte écrit en 1761 par Leonhard Euler : « Ce serait certes une invention considérable, que celle d’une machine capable de reproduire nos paroles, avec leurs sons, et leurs articulations. Je crois que la chose n’est pas impossible ». Le temps donnera rapidement raison à ce visionnaire.
L’histoire de l’enregistrement a véritablement commencé en 1877 avec l’invention du paléophone par le Français Charles Cros. Cette découverte coïncide également avec celle du phonographe de l’Américain Thomas Edison qui effectue le tout premier enregistrement de sa propre voix grâce à un cylindre en cuivre entouré d’une feuille d’étain (n° 22). Mais, en 1874, Émile Berliner crée le gramophone. Sa commercialisation aura lieu quelques années plus tard (n° 26).
Le célèbre tableau peint par l’artiste français Francis Barraud, illustrant le chien Niepper et le gramophone, « La voix de son maître », deviendra par la suite l’emblème de la société Gramophone (n° 31 et n° 32). Un symbole d’une force incroyable vient de naître avec « His Master’s voice ».
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